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Les contes populaires russes MOROZKO LE GEL CRAQUANT par Alexandre Nicolaïevitch AFANASSIÈV (1826 - 1871) Traduction Lise Gruel-Apert L ÉTAIT UNE FOIS un vieux et une vieille qui avaient trois filles. La vieille n'aimait pas l'aînée, qui était en réalité sa belle-fille. Sans arrêt, elle la tançait, la faisait lever avant l'aube pour la charger de besogne. La jeune fille devait soigner les bêtes, faire la corvée d'eau et de bois, bourrer le poêle, ravauder, balayer. Tout devait être prêt pour l'heure du lever. Et, malgré tout cela, jamais la vieille n'était contente et elle ne cessait de crier après Marthe : « Fainéante, souillon ! Et le banc du poêle qui n'est pas à sa place, et l'isba qui est sale ! » La pauvrette pleurait en silence. Elle s'efforçait par tous les moyens de complaire à sa marâtre et de servir les filles de celle-ci ; mais les filles qui imitaient leur mère, taquinaient méchamment Marthe, lui jouaie...
Pour s'amuser...quoique... État d'âme Elle — Vous me semblez bien amère, mon cher ? Lui — Savez-vous ce qu'il y a de plus étrange en prenant de l'âge ? On finit par être invisible. Quand on est jeune, on est quelque chose : magnifique, hideux, costaud, séduisant, effrayant, sexy. Quand on devient vieux, c'est terminé, plus personne ne vous regarde une seconde. Vous n'êtes plus qu'un vieux croûton dans une robe ou une veste passe-partout. Complètement invisible.

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