Les contes populaires russes MOROZKO LE GEL CRAQUANT par Alexandre Nicolaïevitch AFANASSIÈV (1826 - 1871) Traduction Lise Gruel-Apert L ÉTAIT UNE FOIS un vieux et une vieille qui avaient trois filles. La vieille n'aimait pas l'aînée, qui était en réalité sa belle-fille. Sans arrêt, elle la tançait, la faisait lever avant l'aube pour la charger de besogne. La jeune fille devait soigner les bêtes, faire la corvée d'eau et de bois, bourrer le poêle, ravauder, balayer. Tout devait être prêt pour l'heure du lever. Et, malgré tout cela, jamais la vieille n'était contente et elle ne cessait de crier après Marthe : « Fainéante, souillon ! Et le banc du poêle qui n'est pas à sa place, et l'isba qui est sale ! » La pauvrette pleurait en silence. Elle s'efforçait par tous les moyens de complaire à sa marâtre et de servir les filles de celle-ci ; mais les filles qui imitaient leur mère, taquinaient méchamment Marthe, lui jouaie...
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Les contes populaires russes L'oiselle de feu et le loup gris par Alexandre Nicolaïévitch AFANASSIÈV (1826 - 1871) Traduction Lise Gruel-Apert EN UN CERTAIN ROYAUME, en un certain État vivait le tsar Vyslav. Il avait trois fils : le premier s'appelait Dimitri, le second Vassili et le troisième Ivan. Ce tsar possédait un jardin si beau qu'il n'en existait pas de semblable. Dans ce jardin croissaient toutes sortes d'arbres rares, dont certains avec des fruits ; entre tous ces arbres, le tsar tenait à un pommier sur lequel poussaient des pommes d'or. Voici qu'un joue l'oiselle de feu se mit à venir dans le jardin du tsar ; chacune de ses plumes était d'or et ses yeux étaient pareils au cristal d'orient. Chaque nuit, elle venait se poser sur le pommier préféré du tsar pour y arracher une pomme d'or. Le tsar Vyslav en était très affligé. Aussi appela-t-il ses trois fils et il leur dit ceci...

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